La Légionellose

 

 

Legionella pneumophila : parasite intracellulaire bactérien ou intra-macrophages en cas d'infection humaine.

 

La Légionellose est le terme utilisé pour décrire des infections dues à des bactéries du genre Legionella.

La légionellose existe sous trois formes cliniques : la fièvre de Pontiac qui est bégnine et sans séquelles quand elle est bien soignée, la maladie des légionnaires qui peut être mortelle si elle n'est pas dépistée, et les légionelloses extrapulmoniares rares mais très graves concernant le coeur, l'appareil digestif, l'appareil musculaire et le système nerveux.

 

Cette maladie a été "découverte" en 1976, lors d'un Congrès de l'American Legion à Philadelphie.

182 participants ont été atteints par une pneumonie foudroyante inconnue jusqu'alors et 34 en sont morts...

 

Les premières souches de légionelles avaient cependant, été mises en évidence entre 1943 et 1968.

La maladie tire son nom de cette première attaque. Depuis, de nombreux cas ont été observés, plusieurs centaines en France au cours de la seule année 1979.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe 47 espèces de bactéries dans le genre Legionella. La classification phylogénétique de ces bactéries pose de nombreuses questions si bien que le nombre d'espèce de ce genre varie suivant les publications en fonction des critères retenus. Les médecins n'ont répertorié que 20 de ces espèces chez les malades.

 

Près de la moitié a été isolée de malades atteints de la maladie des légionnaires, l'autre moitié a été identifiée dans les milieux naturels.

 

En effet, Legionella fait partie de la flore aquatique dulçaquicolle, des micro-organismes du sol des berges des rivières et des étangs dans l'eau desquels on trouve ces bactéries, et s'installe aussi, dans de nombreux réservoirs artificiels d'eaux douces traitées (les chauffe-eau, les ballons, les bains à remous, les fontaines décoratives, les installations sanitaires d'eau chaude, les climatiseurs, les réfrigérants atmosphériques...).

 

Le genre est thermophile (température de développement maximal comprise entre 30 et 40°C)

 

La présence de dépôts organiques et d'autres micro-organismes, la présence de fer, zinc et aluminium dans les installations favorisent leur croissance.

 

 

La contamination par une bactérie du genre Legionella se fait par inhalation pulmonaire de fines particules d'eau contenant des protozoaires parasités des légionelles ou des amibes enkystées contenant les bactéries.

 

Les aérosols contaminés proviennent d'humidificateurs, de poires de douche, de matériel respiratoire ; l'eau ayant été contaminée dans les canalisations et/ou les systèmes de climatisation. La contamination peut se faire aussi en milieu naturel.

 

Un très petit nombre de cas de contagion interhumaine a été relevé jusque là.

 

La durée d'incubation est de 2 à 10 jours.

 

Les monocytes et les cellules épithéliales alvéolaires de type I et II peuvent aussi être infectées et détruites par les bactéries. Les premiers symptômes ressemblent à une grippe (fièvre, toux sèche) puis la fièvre augmente (39.5 °C), le malade a des sensations de malaise, ainsi que des douleurs abdominales (nausées, vomissements), parfois accompagnées de troubles psychiques.

 

L'atteinte des poumons conduit parfois à une pleurésie.Deux complications sont souvent fatales : une insuffisance respiratoire irréversible et une insuffisance rénale aiguë. 10 à 15% des cas sont mortels.

 

 

Cette bactérie est présente partout à la surface du globe, mais on la trouvera plus fréquemment dans les pays industrialisés en conséquence de ses préférences écologiques.

 

On constate aussi que ce sont les hommes qui contractent plus facilement cette maladie, le sex ratio M/F est de 2,5. Paradoxalement on n'a pas relevé, à ce jour, d'augmentation du risque chez les personnes travaillant dans le milieu de l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le diagnostic d'une légionellose est délicat. Il se fait soit à partir d'échantillons respiratoires, c'est une méthode sûre d'identification, soit à partir de prélèvements sanguins pour sérologie, la sensibilité de cette deuxième technique est moindre que celle de la culture, soit à partir de prélèvements urinaires pour recherche d'antigènes.

 

Si cette recherche donne un résultat positif, la mise en culture doit être faite pour identifier la légionelle. Cependant la bactérie ne se développe pas sur les milieux de culture usuels et nécessitent l'utilisation de milieux spéciaux.

 

Ainsi le praticien qui envoie un malade pour prélèvements d'échantillons respiratoires et identification éventuelle d'une légionelle doit en avertir le laboratoire au préalable.

 

La croissance de ce microorganisme est beaucoup plus lente que la plupart des bactéries identifiées dans les eaux de surface et il a besoin pour se développer de nutriments et de minéraux. Ainsi deux produits jouent un rôle majeur dans la croissance de cette bactérie: - un acide aminé appelé L-Cystéine,- le fer (fer ferreux Fe++ ou ferrique Fe+++) provenant de l'eau ou provenant de la corrosion des équipements.

 

En complément au couple Legionella-protozoaire les algues et les autres espèces de bactéries jouent un rôle majeur. Ainsi les algues stimulent la croissance deLegionella en lui fournissant certaines substances. Il en est de même des autres bactéries, sources de L-Cystéine pour Legionella.

 

Par ailleurs la bactérie va trouver refuge dans un dépôt associant d'autres bactéries, des polymères naturels, des sels minéraux, appelé biofilm.Un biofilm peut se former dans les tuyaux des réseaux d'eau potable. Celui-ci va incorporer les bactéries gênantes et croître avec le développement de la population bactérienne. Il suffit de se trouver temporairement dans un contexte de décrochage du biofilm pour libérer ponctuellement, par arrachage, les bactéries fixées sur la surface du tuyau.

 

Le nombre de Reynolds, indicateur des formes d'écoulement, peut, en augmentant et en dépassant 4 à 5000, conduire à un écoulement "turbulent", arracher la biomasse, et ainsi libérer les bactéries.Ce mécanisme est à la base de certains traitements des réseaux d'eau, qui agissent directement sur le biofilm, et il permet de comprendre pourquoi une chloration, même massive, ne supprime pas totalement les légionelles, surtout, si le temps de contact chlore/bactérie est insuffisant.

 

La mise en évidence d'une épidémie de légionellose  est difficile à montrer par la seule utilisation de l'identification biologique des souches. En effet les cultures de Legionella étant difficiles et les espèces étant nombreuses et peu différenciables par leurs seuls phénotypes, ce sont les études épidémiologiques de type cas-témoin qui vont permettre de trancher d'un point du vue statistique sur la nature épidémique de cas répertoriés d cette maladie, l'exemple de Montpellier en 2003 est intéressant sur ce point.

 

 

La légionellose s’installe dans les installations d’eau chaude sanitaire avec une T° inférieure ou égale à 55°C. En dessous de 19/20°c, la bactérie est présente en faible concentration.

 

Entre 25°C > T° > 45°C elle, prolifère dans les eaux stagnantes.

Pour la détruire, à 50°C, sa croissance est stoppée, mais la bactérie survie ; à 55°C, le temps de destruction plusieurs heures, à 60°C il est de 32 mn, à 66°C de 2 mn, et à 70°C, de 1 mn (source : DRASS/DASS).

 

Pour cela il est recommandé de maintenir la température d’eau chaude sanitaire en tout point du réseau même sur la boucle de retour à une température supérieure à 50°C. Cette analyse caractérise la lute anti-légionellose dite par chocs thermiques. Comparativement à la 2ème méthode de lutte dite par choc chloré, mesure plus curative et au global moins efficace.

 

 

 

Conception anti-légionellose

 

 

Pour lutter contre la légionellose au niveau des ballons et échangeurs d’eau chaude sanitaire, les consignes à respecter sont essentiellement :

 

  • Éliminer toutes les zones où l’eau stagne, se refroidit et où les dépôts s’accumulent.

  • Éviter l’accrochage du calcaire et du bio film.

  • Assurer une montée en température quotidienne de tout le volume à 60°C

  • Faciliter l’entretien : buse - trou d’homme – vidange - châsses rapides , etc..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il est important que les températures soit conformes à la circulaire de la DGS du 22 avril 2003 et de maintenir dans les ballons une température de stockage avec un choc thermique journalier sup à 60°C.

 

Destruction en continu de la légionellose

 

Dans le cas d’établissements sensibles comme les hôpitaux, les maisons de retraite, les hôtels, …, il est recommandé de ne pas prendre de risque avec la légionellose et d’opter pour un système automatique luttant contre la légionellose « en continu ». Outre la sécurité renforcée, cela diminue les frais d’entretien et offre une prévention de qualité.

 

Ces systèmes se présentent sous forme de sous-station en kit assurant la production d’ECS et la pasteurisation en continue. La température de l'ECS est portée à plus de 70°C pendant plusieurs minutes. Les bactéries présentes dans le fluide sont soumises à une Pasteurisation en Continu assurant leur destruction permanente. Avant d'être délivrée dans le réseau, l'eau transite par l'unité de transfert qui abaisse automatiquement à la température souhaitée (55°C).

Le ballon et sa boucle est maintenue en permanence à 70° assurant une pasteurisation en continu. Après vanne 3V, l’ECS circule à 55° et reste en boucle à 50°. Localement lavabos et douches possède des adaptateurs spéciaux « RHM/BFM » assurant la boucle au plus près des utilisations (pas de bras mort). L’ensemble est piloté par un PACK CONTROL gérant les températures et chocs thermiques.

 

Les solutions sous-stations ECS spécialement équipées pour lutter « en continu » contre la légionellose sont :

 

Pastormaster : système de production d’ECS et de pasteurisation en continu

 

 -  Destruction permanente et définitive des bactéries -  Traitement global de la production d'eau chaude et du réseau

-  Aucun additif chimique

-  Pour installations neuves ou anciennes

-  Système breveté - Toute énergie (primaire - gaz - élec.