Yann Arthus Bertrand et l'eau

Naissance de l'eau douce

Il y à beaucoup d'eau sur terre mais finalement pas beaucoup

d'eau douce.

L’eau recouvre 72% de la surface du globe.La totalité de l’eau présente sur la terre forme ce qu’on appelle l’hydrosphère.

 

Elle désigne en fait les zones du globe terrestre occupées par de l’eau ou de la glace ce qui inclut donc les océans, les mers, les cours d’eau, les lacs, les glaciers, les calottes polaires et les eaux souterraines.

Elle comprend également la vapeur d’eau en suspension dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau.

 

L’eau présente sur la planète sous forme liquide, solide ou gazeuse occuperait un volume d 1,424,192,640 km3.

 

                                                

 

 

                                                 L'eau est salée à 97% et donc douce

                                                 pour les 3% restant.

                                 

                                                 Sur ces 3% restant, 99% sont

                                                 difficilement exploitable car 77%

                                                 sont gelés au niveau des calottes

                                                 polaires et dans les glaciers de

                                                 montagne et 22% sont profondément

                                                 enfouis dans le sou-sol.

 

                                                 Sur toute l’eau présente sur terre,

                                                 nous avons donc seulement 1% qui

                                                 est véritablement disponible.

 

                                                 Ce volume représente 0,028% de

                                                 l’hydrosphère.

 

 

 

 

 

 

 

La soif du monde

 

Consommation d'eau virtuel (c'est l'eau qu'il a fallu utilisé pour produire)

 

Il faut:

3 litres d'eau pour produire 1,5 L d'eau en bouteille

40 litres pour faire pousser une tomate

140 litres pour produire une tasse de café

185 litres pour 1 kg de tomates.

                                                                             Une répartition inégale des ressources.

 

Les ressources en eau de chaque pays dépendent du climat.Les niveaux de précipitations extrêment variables dans le monde, vont de moins de 10,000 m3 à 10,000,000 m3 par km2.

Celles-ci sont inégalement réparties entre les pays.1/3 de la population mondiale est privé d’eau potable.

1,1 milliard de personnes n’ont pas acccès à une eau salubre.

 

L’Organisation Mondiale de la Santé considère qu’il y a stress hydrique lorsqu’un humain dispose de moins de 1700 m3 par an.

On parle de stress hydrique dès le moment ou l’eau disponible et accessible ne suffit plus à couvrir les besoins des utilisateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'OMS considère qu’il y a pénurie lorsque la disponibilité en eau douce par personne est inférieure à 1000 m3 par an.

1,4 milliarde de personne vivent avec mpoins de 1000 m3 d’eau par an.

 

Cette vision doit entraîner la prise de conscience de l'importance d'une gestion durable de l'eau. En effet, en 2025, 63 % de la population mondiale devrait subir stress hydrique ou pénurie d'eau (source BRGM - 2011).

En 1950, la ressource mondiale en eau était estimée à 17 000 m3 par personne et par an. Du fait de la forte croissance démographique couplée à l’industrialisation, l’urbanisation et l’intensification agricole, la ressource en eau renouvelable et disponible n’était plus que de 7 500 m3 par personne et par an en 1995.

Elle devrait chuter à moins de 5 100 m3 en 2025 (source : Eurostat 2002). Dans les pays de l'Union Européenne, les ressources moyennes en eau s'établissent à 7000 m3 par personne et par an (source : Eurostat 2002).

 

A l'échelle de la planète, les prélèvements d'eau ont été multipliés par plus de 7 entre 1900 et 1995. En rapportant l'ensemble des besoins actuels en eau de l'humanité à la population totale, on estime à 500 m3 les besoins annuels moyens en eau, par habitant, tous usages confondus.

La population mondiale était de 1,7 milliard d’individus en 1900, pour atteindre 7 milliards en 2011. Au rythme actuel, elle devrait dépasser les 9 milliards en 2025 et pourrait doubler d'ici la fin du XXIème siècle.

Les répercussions sur les besoins en eau sont multiples : plus d'hommes signifie plus de personnes à désaltérer, plus d'activités humaines consommant de l'eau et plus de bouches à nourrir.

 

Les prélèvements d'eau destinés à l'irrigation ont progressé de plus de 60 % depuis 1960 et représentent, au niveau mondial, 70 % du total des prélèvements. Au cours du XXème siècle la surface mondiale des terres irriguées a été multipliée par cinq. Ce développement de l'irrigation, qui contribue à 40 % de la production alimentaire mondiale (pour seulement 18 % des terres cultivées) est directement lié à la croissance démographique. D'autant qu'elle concerne surtout les zones arides ou semi-arides où les ressources en eau sont, par définition, limitées et où la croissance démographique est particulièrement forte. Plus des deux tiers des terres irriguées se trouvent en Asie dans les zones à forte densité de population, où la forte croissance démographique a justifié une intensification de la riziculture.

L’eau prélevée pour l'irrigation est en grande partie consommée (une partie humidifie les sols et est absorbée par les plantes mais la plus grande part s'évapore) et ne peut servir à d'autres usages. Trop de systèmes d'irrigation ont encore, dans le monde, des rendements extrêmement faibles (trop d'eau qui s'évapore sans nourrir les sols ou les cultures).

 

D'autres facteurs influent sur les consommations d'eau, tels que l'urbanisation et le niveau de développement des pays. En 1950, on comptait à travers le monde trois mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants, en 2000 on en recensait 21 et en 2025, elles sont estimées à 50.

Depuis trois décennies, un nouveau concept régit les questions environnementales : "le développement durable". Il se propose de mettre en cohérence les aspects sociaux, environnementaux, économiques et culturels pour créer un modèle de développement régulant les inégalités. Cette nouvelle approche est étroitement liée à des enjeux de société dont l'environnement et la gestion de l'eau font partie.

L'eau douce disponible, seule ressource utilisable, est en quantité invariable alors que la population ne cesse d'augmenter et que la demande en eau est en pleine progression.

L'eau est inégalement répartie et la consommation varie selon les pays : 250 litres par jour et par habitant en Amérique du Nord, 100 à 230 litres en Europe, 150 litres pour un Français et moins de 10 litres en Afrique Subsaharienne.

Au cours du 21ème siècle, l'eau et les ressources en eau se dégraderont. Il y aura de moins en moins d'eau utilisable sans traitement par l'homme. Il faut noter que dans les pays défavorisés, les problèmes d'accès à l'eau ne sont pas toujours liés à l'absence de ressources en eau mais à un manque de moyens financiers ou/et une absence d'organisation pour rendre potable, stocker et distribuer l'eau aux populations.

 

Le manque d'eau risque de s'accentuer dans les decennies à venir, compte tenu de la hausse démographique,des besoins de plus en plus colossaux auquels s'ajoute le réchauffement climatique.D'ici 2025, 36 pays du globe soit plus d'un milliard d'hommes devraient être en pénurie d'eau.

Longtemp considérée comme inépuisable, l'eau douce est devenue un bien des plus précieux.

Préserver sa qualité est devenue un enjeu de première importance pour l'ensemble des pays de la planète.

 

Alors est-il descent pour les uns de lacher 46 litres d'eau potable par jour dans les toilettes quand le seul but de la journée est de trouver de l'eau même pas potable pour les autres ?

Un africain sur deux parcours 10 kms par jour pour trouver de l'eau.

Le France ne manque pas d'eau mais nous en gachons beaucoup et en pollluons également une grande quantité.

Alors respectons l'or bleu car cette richesse n'est pas inépuisable et qui sait si demain cette eau potable sera en quantité suffisante.